Autoroute A41Nord : un projet au service de la Haute-Savoie
Limiter, voire supprimer, les impacts de l'ouvrage sur la faune et la flore sont d'autres enjeux majeurs dans la réalisation d'un tel projet. En ce qui concerne la faune, l'objectif est de minimiser, autant que faire se peut, les perturbations induites par la présence de l'autoroute sur les conditions de vie, de reproduction et de déplacement de toutes les espèces animales recensées sur les territoires traversés, qu'il s'agisse de grande ou de petite faune terrestre (cervidés, sangliers, mustélidés, amphibiens, oiseaux …) ou aquatique. Cet enjeu est aujourd'hui d'autant plus important que nombre de ces espèces et d'habitats font désormais l'objet d'une protection règlementaire très stricte. A titre d'exemples, l'habitat de l'écrevisse à pieds blancs est ainsi protégé aux niveaux français et européen, tandis que la protection nationale du crapaud sonneur à ventre jaune en interdit toute capture ou destruction.
En termes de protection de la faune et de la flore, la première mesure remarquable décidée, dans le cadre de la DUP (Déclaration d'Utilité Publique), a été le choix de la réalisation d'un tunnel de 3 km de long sous le Mont Sion. Grâce à cet ouvrage, mais aussi aux 4 viaducs qui préservent les écosystèmes des vallées, l'autoroute est, de fait, totalement transparente pour la faune et la flore sur plus de 25 % de son tracé.
Pour ne prendre que quelques exemples significatifs, les études environnementales réalisées ont permis de mettre au jour des populations d'écrevisses à pieds blancs sur 2 sites directement concernés par le projet. A l'endroit où l'autoroute franchit le nant de la Ravoire, un ouvrage en terre armée pour le moins exceptionnel (hauteur : 20 m, ouverture à la base : 30 m) et générant d'importantes contraintes de construction a ainsi été réalisé pour assurer la préservation de l'intégrité de l'habitat des écrevisses. Le second site identifié, mais non impacté par la construction de l'autoroute, participera à la mise en œuvre et la création d'une zone humide compensatoire sur la commune de NEYDENS.
Des recréations de cours d'eau et des aménagements spécifiques à la continuité piscicole ont également été effectués dans les cours d'eau où ces mesures ont été jugées nécessaires au terme d'une concertation avec l'ensemble des organismes compétents.
L'adaptation du planning de construction du viaduc des Usses au cycle de reproduction du crapaud sonneur à ventre jaune est un autre exemple tout à fait caractéristique de cette prise en compte des enjeux environnementaux par ADELAC.
Enfin, nous ne saurions oublier de citer l'ensemble des dispositifs de suivi et de surveillance mis en œuvre tout au long des travaux de construction pour s'assurer de l'absence d'impact du projet sur des richesses naturelles telles que le marais de Troinex sur la commune de Cruseilles.