Autoroute A41Nord : un projet au service de la Haute-Savoie
S’il est des dossiers sensibles, celui traitant de la ressource en eau et des impacts potentiels d’une infrastructure est de ceux-là. Outre le caractère règlementaire très rigoureux défini dans le code de l’Environnement, la préservation de la ressource en eau nécessite le lancement de nombreuses études de détail permettant d’apprécier les incidences du projet sur la ressource en eau et les milieux aquatiques associés et d’élaborer ensuite les solutions permettant de rendre l’ouvrage transparent au plan hydraulique. Dans le cadre du projet de l'A41 Nord, l’élaboration de la demande d’autorisation au titre de la « Loi sur l’eau » a été réalisée en collaboration étroite avec l’ensemble des services de l’Etat et des organismes et associations compétents. Il convient de rappeler que l’obtention de cette autorisation, après enquête publique, conditionne le lancement des travaux.
Outre les mesures spécifiques de protection mises en œuvre pendant la construction, la préservation de la ressource hydraulique est un enjeu à long terme concernant toute la durée de vie l’autoroute, voire au delà. Elle nécessite, à ce titre, la construction et la maintenance d’un nombre important de bassins de grandes dimensions (20 au total pour les 19 km de l’A41 Nord) répartis sur l’ensemble du linéaire. Ces équipements, aussi appelés bassins « multifonctions », jouent un rôle fondamental dans la maîtrise des risques environnementaux. En effet, outre leur fonction de régulation des quantités d’eau restituées au milieu naturel après avoir été collectées sur la chaussée autoroutière et ses abords, ces bassins permettent également une dépollution de ces eaux chargées de matières telles qu’hydrocarbures, poussières et autres métaux lourds. Grâce à eux, ce sont des eaux de qualité qui sont restituées aux milieux naturels. Leur dernière fonction, et non des moindres, consiste à confiner, par le biais d’un système de vannage, les matières polluantes déversées à l’occasion d’un accident et à éviter ainsi la pollution du milieu naturel en attendant l’intervention de sociétés spécialisées dans le traitement de ces produits dangereux.
Enfin, est-il utile de rappeler également la participation capitale d’ADELAC dans la mise en œuvre d’un plan de secours parfaitement opérationnel pour le captage de la Douai garantissant la pérennité de l’accès à la ressource en eau potable pour l’ensemble des habitants de la Communauté de Communes du Pays de Cruseilles ?