Le projet définitif de l’A41 Nord est le fruit d’un processus d’élaboration complexe. Il est, en effet, la résultante de multiples données intégrées par le bureau d’études du GIE Constructeurs A41 tout au long de la conception de l’ouvrage. La première grande série de données est fournie par les prescriptions contenues dans la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) (détermination d’une bande d’environ 300 m de large dans laquelle doit s’inscrire le tracé de l’autoroute, nature et principales caractéristiques des ouvrages à construire…). Les différentes réglementations en vigueur (Loi sur l’Eau, Natura 2000, protection des sites inscrits et monuments historiques, Nouvelle Réglementation Acoustique fixant les niveaux sonores à respecter pour les habitations…), et les normes concernant la sécurité des ouvrages d’art, notamment celles très exigeantes portant sur la conception et l’exploitation du tunnel, complètent cette première série de données qui constitue le cadre intangible auquel le projet ne peut en aucun cas déroger.
La DUP laisse cependant au Maître d’Ouvrage une certaine latitude afin que celui-ci puisse prendre en compte dans son projet un autre ensemble de données, non moins conséquentes, issues de la concertation, des fouilles archéologiques, des études environnementales approfondies et des impératifs techniques et méthodologiques des constructeurs. Le calage définitif du tracé à l’intérieur de la bande de 300 m définie par la DUP, la configuration de chaque diffuseur, la nature et la localisation des protections sonores, les dispositifs spécifiques de protection de la faune, ou encore, l’architecture de chaque viaduc sont déterminés par l’ensemble de ces facteurs.
Toute la difficulté pour le bureau d’études consiste à intégrer, en permanence, de nouvelles données qui proviennent de différentes sources et génèrent des modifications plus ou moins importantes du projet. Grâce à l’ingénierie concourante, méthodologie de travail extrêmement rigoureuse venue de l’industrie, ADELAC a pu relever ce véritable défi que constituait le développement en 9 mois d’un projet autoroutier aussi techniquement complexe que l’A41 Nord.

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