LETTRE D'INFORMATION D'ADELACN°2

SPECIAL TUNNEL DU MONT SION

Long de 3,1 km, le tunnel bi tube du Mont Sion constitue l’ouvrage majeur de l’A41 Nord. Gros plan sur les préparatifs d’une opération exceptionnelle.

Le PC CESAR

En dépit de la faible altitude du Mont Sion, son franchissement par un tunnel s’imposait comme le meilleur moyen de préserver l’intégrité de l’environnement et des paysages de ce massif de moyenne montagne. La réalisation d’un ouvrage de cette envergure constitue cependant une opération complexe, a fortiori quand elle doit s’intégrer dans un planning très serré. Les équipes du GIE Constructeurs A41 doivent, en effet, concevoir un tunnel adapté au trafic attendu et répondant à toutes les normes de sécurité en vigueur, préparer les bases opérationnelles et logistiques nécessaires à sa construction (cf.encadré), tout en mettant au point l’outil exceptionnel (cf. article et vidéo sur le tunnelier) qui permettra de le réaliser en seulement dix-sept mois.

Une ligne directrice de conception : la sécurité

 

Le tunnel du Mont Sion étant destiné à accueillir, à l’horizon 2010, un trafic d’environ 28 000 véhicules/jour dont près de 9 % de poids lourds, sa conception et son exploitation répondent aux plus hauts standards de sécurité actuels. En premier lieu, l’ouvrage est composé de deux tubes distincts supportant chacun, sur deux voies, un sens de circulation, ce qui élimine les risques de collision frontale. Les deux tubes sont reliés par sept intertubes permettant, en cas d’accident dans l’un des tubes, l’évacuation des personnes par l’autre tube. Trois de ces intertubes sont conçus pour le passage des véhicules de secours. Vingt niches de sécurité, équipées de moyens de protection et d’appel des secours, ainsi que quinze niches d’incendie contenant extincteurs et bouches d’incendie pour les pompiers ont été aménagées dans chaque tube. Enfin, la ventilation longitudinale bénéficiant d’accélérateurs réversibles a été dimensionnée pour assurer un désemfumage efficace, en cas d’incendie. La redondance des systèmes d’alimentation électrique, la conception de la galerie technique, la résistance des matériaux employés, la signalisation mise en place, la vidéosurveillance permanente du tunnel, la proximité des moyens d’intervention et de secours et la gestion du trafic assurée depuis le Poste de Contrôle César d’AREA complètent le dispositif sécurité du tunnel. Après avoir examiné dans les moindres détails la conception et l’exploitation du tunnel, la Commission Nationale de Sécurité des Ouvrages Routiers (CNESOR) a émis, le 18 avril dernier, un avis favorable indispensable pour que le Préfet de Haute-Savoie autorise le début des travaux.

Directeur de la publication : Xavier RIGO - Réalisation : B'n'T Communication
Crédit photo : Photothèque ADELAC