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Quatre viaducs sur un linéaire autoroutier de moins de 20 km, pas de doute : l’A41 Nord, en dépit de sa faible altitude, est bien une autoroute de montagne avec tout ce que cela implique de difficultés techniques. « Les vallées traversées ne sont pas très larges, explique Jean-Luc Bouchet, le responsable du chantier viaducs du GIE Constructeurs A41. Le viaduc des Usses, qui est le plus long des quatre, ne mesure que 360 m et ne comporte que quatre piles. En revanche, les pentes de ces vallées sont très escarpées, ce qui rend la construction des premières piles plus difficile, notamment en terme d’accès ». Exemple significatif, c’est par hélicoptère qu’il a fallu déposer sur place le matériel nécessaire à la réalisation, au début du chantier, de sondages géologiques complémentaires à l’emplacement de la pile P3 du viaduc du Nant de Saint-Martin.
Une coordination rigoureuse des travaux
La construction simultanée, dans un délai très court, des quatre ouvrages constitue l’autre difficulté majeure pour l’équipe du GIE Constructeurs A41 dédiée spécifiquement à ce chantier (cf. encadré). « Une planification et une organisation des travaux très rigoureuse est nécessaire pour utiliser au mieux les ressources humaines dont nous disposons, afin que tous les chantiers avancent simultanément, poursuit Jean-Luc Bouchet ». Ainsi, en juin dernier, tandis que les équipes de maçons-coffreurs commençaient à bétonner la culée Sud du viaduc des Usses, les « métallurgistes » effectuaient un second lançage de charpente à partir de la culée Nord. Dans le même temps, le soudage des charpentes se poursuivait au viaduc du Nant de Saint-Martin.
Planning respecté !
A ce jour, les opérations de dévérinage qui consistent à descendre la charpente métallique afin qu’elle repose directement sur les piles ont commencé sur le viaduc des Usses. Sur les trois autres ouvrages qui comportent un double tablier, les charpentes côté Est sont en place. La construction des charpentes Ouest devrait débuter ces jours-ci, tandis que commenceront sur les charpentes Est le dévérinage et le bétonnage des tabliers. Fin février, toutes les charpentes Ouest devraient être posées. « Pour l’instant, commente Jean-Luc Bouchet, nous sommes dans les rails ! ». |