LETTRE D'INFORMATION MENSUELLE D'ADELACMARS 2006 N°1

Un projet
en plein
développement !

Alors que les premiers travaux préparatoires du chantier ont lieu ces jours-ci, le développement du projet se poursuit à vive allure. Gros plan sur une phase essentielle et souvent méconnue de la naissance d’une autoroute.

Trente-huit mois - à peine plus de trois ans ! -, c’est le délai extrêmement court dans lequel ADELAC s’est engagé contractuellement à réaliser l’A41 Nord allant de Saint-Julien-en-Genevois à Villy-le-Pelloux. Un véritable challenge quand on sait que cette autoroute compte quatre viaducs et un tunnel de plus de 3 km sur les quelques 19 km de son tracé.
Effectuer le développement du projet en moins de 10 mois n’est pas une moindre gageure. Pour s’en rendre compte, encore faut-il savoir ce que renferme ce que l’on appelle classiquement la « phase développement ».

De la ventilation du tunnel à l’écrevisse à pieds blancs

D’abord, il y a les études. Une masse considérable d’études, à commencer par celles, topographiques et géologiques, nécessitant sondages, relevés et photos aériennes qui permettront de connaître les caractéristiques du terrain sur lequel prendra place l’autoroute.
Dans le même temps, se déroulent les opérations liées à la conception même de l’ouvrage, de l’architecture des viaducs à l’équipement des tubes du tunnel du Mont Sion en passant par la définition des caractéristiques géométriques de la chaussée et la configuration des aires de repos. Ces travaux de conception ont également pour corollaire la recherche des méthodes de construction les mieux appropriées.
Parallèlement à ces travaux d’ingénieurs, des études environnementales extrêmement complexes ont lieu sur le terrain. Elles portent, à la fois, sur la faune et la flore pour lesquelles des inventaires exhaustifs sont réalisés, la ressource en eau (eaux superficielles et eaux souterraines), les paysages, la qualité de l’air, le bruit, le patrimoine culturel et le milieu humain. L’objectif de ces études est de définir les moyens de protection et de préservation nécessaires pour intégrer au mieux l’autoroute dans les territoires traversés. Leur résultat influe, lui aussi, sur l’élaboration d’un tracé de référence et sur la conception des ouvrages. La protection sonore d’une habitation impliquera, à tel endroit, la mise en place d’un merlon (butte de terre) acoustique, la présence dans une rivière d’une espèce protégée comme l’écrevisse à pieds blancs nécessitera la construction d’un ouvrage hydraulique spécifique, etc.
Avant que les travaux ne commencent, la Loi fait également obligation à l’aménageur de procéder à un diagnostic archéologique sur l’ensemble du tracé afin d’éviter la destruction d’un potentiel patrimoine archéologique.



Dialogue et concertation

Au même titre que les études techniques, environnementales et archéologiques, les données et demandes recueillies au cours des rencontres avec les élus des communes et collectivités territoriales traversées par l’autoroute contribuent à l’élaboration du projet de référence. Celui-ci est ensuite présenté aux riverains, aux exploitants agricoles et aux différentes associations concernées.
Des réunions publiques sont également organisées à la demande des communes. Chacune de ces rencontres, ainsi que les nombreux échanges et contacts particuliers avec les riverains et les associations sont l’occasion de recueillir des informations et des suggestions qui seront, à leur tour, étudiées et, le cas échéant, intégrées par le bureau d’études pour donner naissance à de nouvelles solutions en termes de protection ou de choix de tracé. Cette phase capitale à laquelle ADELAC accorde la plus grande importance s’appelle la concertation.

Un cadre administratif strict

La phase développement de l’autoroute est jalonnée par une succession d’étapes de validations administratives du projet telles que l’Etude Préliminaire d’Ouvrages d’Arts (APOA) validée par décision ministérielle, le Dossier Site Inscrit présenté en Commission des Sites, Perspectives et Paysages dès lors que l’autoroute franchit le périmètre d’un site inscrit comme celui du pont de la Caille, le Dossier Préliminaire de Sécurité du tunnel du Mont Sion soumis à la Commission Nationale d’Evaluation de la Sécurité des Ouvrages Routiers (CNESOR), ou encore, le Dossier de demande d’autorisation au titre de la Loi sur l’eau. Cette dernière procédure constitue une étape essentielle du projet. Pour obtenir cette autorisation Préfectorale, ADELAC a du établir un dossier exhaustif présentant, à la fois, l’état initial de la ressource en eau dans les secteurs traversés par l’autoroute, l’évaluation de l’impact de l’autoroute sur cette ressource et les mesures mises en œuvre pour assurer la transparence hydraulique de l’ouvrage. Le dossier ainsi établi a été soumis à enquête publique de mi-décembre 2005 à fin janvier dernier dans toutes les communes traversées par l’A41 Nord.
La protection de l’Environnement fait par ailleurs l’objet d’un suivi administratif rigoureux de la part des services de l’Etat tels que les Directions Départementales de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF) et de l’Equipement (DDE) mais également la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) et le Service Départemental Architecture et Patrimoine (SDAP).
Afin de veiller, notamment, au respect du cahier des engagements de l’Etat établi lors de la Déclaration d’Utilité Publique du projet, le Comité de Suivi des Engagements de l’Etat est régulièrement informé par ADELAC des dispositions techniques retenues pour satisfaire à ces exigences. La première réunion s’est tenue le 27 février dernier à la Préfecture d’Annecy.

Directeur de la publication : Xavier RIGO - Réalisation : B'n'T Communication
Crédit photo : Photothèque ADELAC